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Quand la privatisation de la Poste rime avec répression !

Publié mercredi 24 septembre 2008
 
Solidarité avec Serge militant CNT PTT

Serge Reynaud, facteur fonctionnaire, militant de la Confédération Nationale du Travail à Marseille Colbert est menacé de révocation.

Il passera en conseil de discipline central à Paris ce vendredi 26 septembre à 14h00.

Lors de la grève de 17 jours en mai dernier contre le projet «  facteur d’avenir » visant à supprimer 1000 positions de travail dans les Bouches-du-Rhône, Serge R. a commis deux crimes : prise de parole non autorisée par le directeur et incitation à occuper la direction de la Poste des Bouches-du-Rhône.

De mémoire postale, jamais une révocation ne fut demandée pour des motifs aussi futiles. La direction de la Poste cherche ainsi à briser toute velléité de contestation, rêvant d’un personnel docile, corvéable à merci et à préparer le terrain de la privatisation. Ceci est inacceptable.

Consciente que seule l’unité fera reculer la Poste dans sa volonté répressive, la CNT du Rhône appelle à un rassemblement devant la Poste centrale, place Antonin Poncet de 12 à 14 heures vendredi 26 septembre. *Le 10 septembre 2008, Serge Reynaud, facteur à Marseille 01, militant à la CNT PTT, était convoqué devant le conseil central de discipline où sa révocation était demandée par la Poste. Les élus du personnel ont décidé de boycotter la séance pour s’opposer à la traduction d’un militant syndical pour faits de grève. Le conseil de discipline aura donc lieu le vendredi 26 septembre 2008 à 14h00, 41 bd Romain Rolland, 75014 Paris. Cette fois-ci plus aucun recours possible ! Cet empressement de la Poste montre bien sa volonté de prendre sa revanche sur ceux qui résistent...

Plus d’info ici

Confédération Nationale du Travail du Rhône
44, rue Burdeau 69001 Lyon
Permanences tous les mardi, jeudi de 18 h à 20 h, mercredi de 17 h à 19 h
Tél : 04 78 27 05 80
ud69(a)cnt-f.org

Fédération de la CNT PTT sur le web.

Union régionale CNT Rhône-Alpes : coordonnées sur cette page des syndicats de la région Rhône-Alpes.


Forum

  • Quand la privatisation de la Poste rime avec répression !
    Le 29 septembre 2008 vers 17 h

    Deuxième convocation du 26 septembre

    Le vendredi 26 septembre se tenait sa deuxième session. La discrétion n’aura pas été de mise autour de ce procès inique : Courriers, courriels, coups de fil, fax, pétitions, cartes-pétitions, de protestation et de soutien à Serge ont été adressés pendant plusieurs semaines au siège et aux directions de La Poste...

    Des messages de soutien de nombreux contacts internationaux de la CNT sont arrivés d’Algérie, de l’Île Maurice, d’Espagne, de Pologne, du Chili, de Guinée…

    Le jour même du conseil de discipline, pendant la tenue de celui-ci, des rassemblements de soutien avaient lieu à Marseille, Perpignan, Toulouse, Bordeaux, Lyon, Aubenas, Lille, Grenoble à l’appel de la CNT et SUD, parfois même la CGT ou toutes les organisations syndicales confondues, ou peu s’en faut, comme à Marseille.

    A Paris, pendant que Serge subissait son « procès », un rassemblement regroupant, outre la CNT, des militants de SUD, de la CGT, des non-syndiqués et même Arlette Laguiller en personne, a eu lieu, juste en face de la salle où se déroulait le jugement. Musique et slogans scandés dans la rue et audibles de la salle, ajoutant à la tension ambiante.

    Le conseil de discipline aura durée près de 8 heures et 1 heure les délibérations.

    Notre mobilisation pour la défense de Serge a-t-elle porté ses fruits ou la direction de La Poste des Bouches du Rhône a-t-elle fait une erreur tactique en demandant un conseil de discipline central pour prononcer la sanction la plus grave qui puisse être infligé à un fonctionnaire : la révocation, sur un dossier aussi léger et mal ficelé ? La Poste se retrouve-t-elle a tenir un bâton merdeux qui lui glisse des mains et répand une odeur infecte autour d’elle au moment d’en asséné un coup à l’un d’entre nous ?

    Quoiqu’il en soit, la révocation est rejetée par un vote unanime. Des élus du personnel, ce n’est pas une surprise. Mais la direction de La Poste elle-même lâche sa direction marseillaise et refuse la révocation !

    Mort sociale annoncée

    Néanmoins, Serge n’est pas sauvé pour autant. La Poste demande la sanction suivante la plus lourde : 2 ans de mise à pied. La mort sociale de notre compagnon. Elle n’en démord pas.

    Ce revert la rend hargneuse et, tel un roquet, ou plutôt, un pitbull acculé, elle ne veut pas lâcher sa proie : elle ne peut pas complètement désavouer publiquement ses directions régionales ni faire montre de faiblesse devant notre solidarité et notre détermination !

    Ne voulant pas céder sur cette sanction, et les élus du personnel refusant de la valider, il y a parité : 4 contre 4. La décision définitive revient désormais à la direction de la Poste et à son président, Bailly, dont la voix aura force de loi.

    D’ici 2 à 3 semaines le verdict définitif tombera...

    C’est pour empêcher que demain on puisse s’organiser et lutter que la Poste veut frapper un grand coup. Face aux menaces de sanction, notre riposte : la solidarité !

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